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15 Apr

Mon As de Trèfle

Publié par Grégory Cotelle


http://www.as-de-trefle.com/

Alors... Je n'ai pas hésité longtemps avant de mettre ma modeste plume au service d'un avis personnel sur le groupe As de Trèfle. Enfin, pas longtemps depuis que j'en ai eu l'idée.

Je me suis posé une question : "est-ce que je fais un article plutôt descriptif, sérieux voir pompeux, ou alors est-ce que je donne mon avis, quitte à en faire quelque chose de personnel, peut-être trop ?". La musique étant de toute façon subjective, je m'en fous, je vais donner mon avis, ma vision d'As de Trèfle. Quitte à ce que ça ne parle à personne, quitte à ce que ces quelques lignes se noient sous les vagues de pages d'avis sur tout et n'importe quoi, entre une opinion sur une tarte aux poireaux et un jugement sur la politique du président du Venezuela.

Mon aventure As de Trèfle commence en 2003. Je plante le décor.

En couple depuis trois ans, j'ai alors vingt ans et je me promène avec ma fiancée sur le remblai des Sables d'Olonne (85), découvrant, au hasard de nos déambulations, un groupe festif avec un chanteur au look franchement remarquable. Mix physique de ZZ Top et d'un lapin Duracell surexcité. C'est quoi leur nom ? As de Trèfle ? Ca bouge bien, le violon apporte une touche originale que je n'ai pas rencontré dans les groupes que j'affectionne.

Pour info, je suis à l'époque friand de la musique de Marilyn Manson, de Rammstein, et ce genre de joyeusetés bien agressives (encore que). As de Trèfle arrive pourtant à me séduire. Je ne suis pas un fan de chansons française en général mais je me rends compte d'un comportement du public qui ne coïncide pas avec ma vision de ce genre de musique. Oui, on peut s'éclater sur de la chanson française. Première nouvelle.

Je découvre quelques morceaux, qui entrent rapidement en tête. Des paroles qui ont un sens (sans non plus prendre la tête), qui ne sont pas juste une histoire de pisseuse qui tombe raide dingue du plus beau mec du lycée et qui veut en finir avec la vie parce que c'est trop difficile d'être jeune et amoureuse (je vais vomir je reviens). Certains textes jouent avec l'ironie, l'humour et toujours au service d'une musique diablement efficace. Les refrains et mélodies s'infiltrent quelque part entre vos neurones et ne vous quittent plus, longtemps après.

As de Trèfle a également le mérite de ne pas s'engager clairement sur des chemins revendicatifs ou politiques qui sont à la fois risqués et pas franchement attractifs.

En plus, ce concert était gratuit.

Il y a quelque chose de particulier avec les groupes que l'on découvre en vacances. Ils sont associés à ces souvenirs. Aujourd'hui encore, chaque fois que j'entends ce groupe, je suis en Vendée, aux Sables, dos au remblai, en train de taper dans mes mains et de danser avec ma fiancée.

Pour citer Jean Follain (putain, je ne sais même pas qui est ce mec) : "La moindre fêlure d'une vitre ou d'un bol peut ramener la félicité d'un grand souvenir." C'est l'effet que me fait As de Trèfle depuis 2003, ce groupe me rappelle de bons moments.

Je ne suis pas un fan dans le sens obsessif du terme, à guetter tout ce qui se passe autour de ce groupe, ce n'est d'ailleurs qu'aujourd'hui que je me suis penché un peu plus sur leur bio, histoire de parsemer quelques infos à droite à gauche pour cet article. Je vous le répète, ces lignes sont mon avis, ma vision, mon As de Trèfle. Absolument pas objectif, lié à mon expérience, ma découverte, avec ma fiancée, ma Dame de Coeur (cul-cul hein ! Je vais garder ce genre de banalité pour quand je me présenterais à Miss France).

Bref ces vacances se sont terminées et la vie quotidienne a repris son cours. Régulièrement, je fredonne, chante même, délire avec ma fiancée en dansant comme... comme personne, personne ne danse comme moi... gueulant Hauts les mains ! Hauts les mains ! Hauts les mains ! ou encore Qu'on me parle de bombe atomi...que ! et autre Car demain, son mari revient !

Je me suis procuré entre temps leur album Merci Bonsoir, que nous écoutons en voiture, quand on se promène, en se souvenant de nos vacances vendéennes et As de Trèfle fait petit à petit partie de mon quotidien, même si l'écoute de sa musique est fragmentée.

L'aventure se poursuit le 9 octobre 2010. A Notre Dame de Gravenchon (76 - Seine Maritime), à 70 km de chez moi. J'organise la soirée pour faire la surprise à ma fiancée qui s'en doute un peu vu qu'elle cherche tout le temps des sorties et qu'elle savait qu'à cette date As de Trèfle était en concert dans la région.

Mais bon, je suis quand même heureux d'organiser ça, même si la surprise n'est pas totale.

On mange ensemble dans une crêperie (super bon, au passage) dont je me souviendrais autant de leur nourriture que de leurs toilettes, sorte de pièce disco baroque avec une espèce de poupée flippante qui m'aurait fait fuir en courant dans d'autres circonstances hitchcockiennes.

Le concert est magistral, comme chaque fois. Je saute, danse et chante à tue-tête et finis dégoulinant de sueur étant donné l'électrisation provoquée par ce groupe et la température de la salle qui avoisine les 400 °C. Choc thermique assuré dès qu'on met le pied dehors.

Le concert fini, le chanteur propose une rencontre au bar pour descendre des bières et discuter avec les gens. Nous avons de la route et, autant je peux être exubérant dans certains cas, autant je peux me comporter comme un autiste et ne pas dire à ma boulangère quand elle oublie de me redonne 10 cts... je n'ose pas les approcher et préfère m'éclipser. Peut-être pour ne pas écorcher le mythe, je ne sais pas.

Cette soirée reste gravée elle aussi dans mes souvenirs et je me rends compte qu'As de Trèfle s'associe de plus en plus aux bons moments de ma vie.

On voyage ensuite dans le temps pour se retrouver le samedi 1er juin 2013 au Festival Aire de Fête à Saint-Etienne du Rouvray (76). Enfer et Damnation, cette ville est limitrophe à notre lieu de résidence et le 1er juin, nous avons réservé pour un week-end loin d'ici. On ne peut pas annuler et on souhaite aussi profiter de l'éventuel beau temps qui s'offrira à nous. Suicide en vue... Le salut viendra avec la date du 10 août 2013 ou l'on apprend qu'As de Trèfle participe au Festival La Tête dans le Sable, à Martinet (85), à moins d'une trentaine de kilomètres de notre lieu de vacances !

Comme quoi, As de Trèfle et vacances sont étroitement liés.

Je crois que c'est le premier festival auquel j'assiste. Je viens pour As de Trèfle, comme la plupart des gens vu les commentaires de-ci de-là que j'entends, mais c'est l'occasion de découvrir aussi d'autres groupes.

Plusieurs scènes, un grand champs, un parking à quasiment sept minutes de marches, heureusement, je ne suis pas en siège roulant. Comme tout le monde est éparpillé, j'en profite pour me mettre devant la scène principale sur laquelle le groupe va jouer.

Nous sommes aux premières loges, pile devant la scène, et j'ai mon appareil photo pour mitrailler mes souvenirs.

Comme d'habitude, le concert est une tuerie et je me dis que dès que le groupe passera pas loin d'où je serais j'achèterais mon billet. Ces vacances sont vraiment excellentes !

A la fin du concert les membres d'As de Trèfle sont au merchandising, proposent des dédicaces, des photos, des CD. J'achète Houlalive, pour un souvenir de mon concert de 2010 (oui je ne suis pas très réactif). J'échange quelques timides mots avec le batteur, Laurent, très sympathique. Mais je deviens à moitié autiste, j'ose à peine parler... Je dis qu'avec ma fiancée on les a connu quand ils jouaient au Sables, Laurent se souvient immédiatement du remblai. J'échange quelques banalités, intimidé.

Je réussis à être pris en photo avec la violoniste, Géraldine mais je n'ose pas m'imposer pour une photo avec l'ensemble du groupe alors que d'autres le font sans gêne.

J'aurais souhaité une fois l'effervescence retombée être également pris en photo avec Lolo, le chanteur, resté à discuter avec une personne qu'il connait visiblement mais je n'ose pas déranger.

Pendant la soirée, j'aperçois Laurent et Géraldine pas loin de moi en train de profiter du prochain concert. Je m'imagine à passer devant eux en leur pointant une arme imaginaire en disant "Hauts les mains" mais on a déjà dû leur faire mille fois et je me sens déjà assez bête comme ça.

Ne pas écorcher le mythe, encore, sans doute.

Nous poursuivons les vacances avec un excellent concert en souvenir... et Houlalive dans la bagnole pour la fin du séjour !

Nouveau saut dans le temps. Samedi 12 avril 2014. Le 106, Rouen. Ce coup-ci, ma fiancé n'est pas au courant. Parfait, je lui offre les places le soir de la Saint Valentin, elle est surprise car elle n'était pas au courant.

Etonnamment, j'avais déjà posé des jours de congés, comme quoi, une fois encore, vacances et As de Trèfle sont indissociables.

On entre dans le hall du 106 et on se pose. Lolo est dans la salle d'enregistrement radio pour un entretien auquel nous pouvons assister à travers une baie vitrée. L'intervieweuse évoque la longévité du groupe en revenant sur ses influences, ses références et son évolution. J'ai l'impression d'un moment privilégié alors qu'il y a plein de monde autour de moi mais peut-être que le groupe n'a pas la même signification pour eux.

Le concert commence et je me vois chanter des chansons que ceux qui sont autour de moi ne fredonnent même pas. Des titres anciens, pour les vieux de la vieille. Les nouveaux ? Même si je ne les connais pas, ou peu, sont faciles à choper en cours de route. Toujours aussi efficaces, rapide à mettre en tête même pour un non-initié.

Je m'explose la voix, les mains, je danse et on s'éclate.

Summum du concert, pour leur titre phare, le titre que je chante quasiment chaque fois que je pense au groupe, Hauts les mains, le chanteur propose à tout le monde de monter sur scène ! Ma fiancée n'ose pas, je fonce, me place à côté du bassiste et me comporte comme un gosse ! Et j'ai crié : hauts les mains, hauts les mains, hauts les mains... !

Certains se vanteront d'avoir créé un vaccin, inventé un appareil révolutionnaire, moi, je suis monté sur scène avec As de Trèfle ! Je... suis monté.... sur scène... avec As de Trèfle ! C'est pas après ce genre de moment qu'on a le droit de dire qu'on peut mourir heureux ?

Le concert s'achève.

Et puis après ? Et puis après, on verra bien !

Mon As de Trèfle
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